Voici les 3 plus grands fantasmes sexuels qui existent

Qui n’a jamais eu honte d’exprimer un fantasme sexuel à haute voix ? Endroits insolites, sadomasochisme, chaînes et fouets, nous fantasmons tous d’une manière ou d’une autre. Des désirs les plus simples aux envies les plus coquines, nous avons tous en nous cette part secrète qui cache nos envies les plus délurées.

Selon un sondage mené par l’auteur Justin Lehmiller, 97% des personnes possèdent des fantasmes sexuels, et une grande majorité d’entre eux fantasmerait très souvent, allant de plusieurs fois par semaine à plusieurs fois par jour !

Un sondage de taille !

En partenariat avec The Kinsey Institute de l’Indiana University, ce psychologue social expert en sexualité a récemment mené l’étude scientifique la plus importante et la plus complète jamais réalisée sur les fantasmes sexuels des Américains, une étude monumentale d’une durée de deux ans portant sur plus de 4 000 Américains de tous les horizons, répondant à 369 questions en tous genres.

Dans son livre Tell Me What You Want : The Science of Sexual Desire and How It Can Improve Your Sex Life, Justin Lehmiller analyse ce qu’il a découvert en réalisant ce sondage.  Cet expert s’est intéressé à la personnalité des personnes interrogées, leur historique sexuel, la fréquence à laquelle ils fantasment, l’objet et le lieu de leur fantasme, ainsi que la nature de leur plus grand désir sexuel.  

Ce qu’il constate, c’est que les fantasmes varient énormément en fonction de 3 facteurs : nos antécédents, notre historique sexuel, ainsi que notre âge.  “Nous n’avons pas besoin de donner suite à tous nos fantasmes » déclare le Dr Lehmiller, « mais ces derniers peuvent nous renseigner sur la nature de nos besoins psychologiques, en montrant ceux qui sont satisfaits et ceux qui ne le sont pas »

Les fantasmes les plus communs

Selon un article relayé par nos confrères du Wall Street Journal, voici une liste des fantasmes les plus populaires :

  1. Le sexe avec plusieurs partenaires (y compris les trios et le sexe en groupe)
  2. Le sexe brutal et violent (jeux de rôle, esclavage et sadomasochisme)
  3. Le sexe aventureux (voyeurisme et endroits insolites)

Le docteur Lehmiller explique les résultats de ce sondage. Selon son étude, les hommes seraient plus attirés par un élément émotionnel relié à leurs fantasmes, tandis que les femmes seraient plus susceptibles d’apprécier des scènes sorties tout droit du film 50 Shades of Grey. Esclavage, sadomasochisme et domination sont les fantasmes les plus partagés par ces dernières. En ce qui concerne le sexe en groupe, les femmes s’y intéressent tout autant que les hommes. En revanche, les hommes sont plus susceptibles de mettre ce fantasme en action.

 Dans son blog Sex and Psychology, le docteur Lehmiller étaye ces propos et explique que la réalisation de ce fantasme dépend de plusieurs raisons sous-jacentes. En effet, même s’il représente le fantasme le plus commun des deux sexes, ces derniers ne l’imaginent pas forcément de la même manière et se différencient dans leur idée du rapport entre les sexes dans un trio. Il explique notamment que les femmes seraient plus ouvertes à un scénario qui inclut deux hommes et une femme (HHF), tandis que les hommes préféreraient une relation de deux femmes avec un seul homme (FFH).

Dans ce sondage, Justin Lehmiller s’intéresse également à la nature introvertie et extravertie des personnes sondées. Il révèle que cet aspect de notre personnalité influence grandement nos envies et nos fantasmes. Il explique dans son livre que les extravertis seraient moins enclins à fantasmer sur des activités taboues, alors que les introvertis seraient plus attirés par des désirs sexuels peu communs. Il ajoute, 

« C’est peut-être parce que les introvertis ont plus de difficultés à établir les types de relations sexuelles qu’ils désirent que cela augmente leur propension à développer des intérêts sexuels tabous et peu communs. »

En effet, les personnes introverties ont tendance à fantasmer sur des désirs qu’elles n’arrivent pas à exprimer au quotidien. Elles se retrouvent donc à imaginer des scénarios sexuels alternatifs à ce qu’elles vivent dans la vraie vie. Par ailleurs, la manière dont une personne perd sa virginité est également un facteur à prendre en considération. En effet, Dr Lehmiller aurait observé que les individus ayant perdu leur virginité de manière peu traditionnelle seraient plus susceptibles de développer des fantasmes coquins.