«Quelque part, il y a une femme de 30 ans, sans enfants.»

«Quelque part, il y a une femme de 30 ans, sans enfants.»

Des remarques cruelles et brutales déguisées en sollicitude nous blessent, même lorsqu’elles viennent de personnes bien intentionnées. Parce que notre mode de vie ne correspond pas au leur, elles se permettent de s’immiscer dans notre monde, dans notre corps et dans notre esprit sans savoir parfois qu’elles nous dévaluent et nous rabaissent.

Nous connaissons tous dans notre entourage, une tante âgée qui veut nous faire la morale ou encore un collègue qui pense être un génie et se permet de nous donner des conseils. Mais que savent-ils de notre vraie vie, de ce que nous ressentons et de ce que nous vivons ?

Voici un aperçu de certains commentaires déstabilisants, inspirés du blog de Nadira Angail et qui démontrent leur pouvoir destructif, émotionnellement parlant.

Il y a la femme de 30 ans qui n’a toujours pas d’enfants

Cette femme est souvent questionnée, voire martyrisée avec des interrogations sur ses futurs enfants. « Trente ans et tu n’as toujours pas d’enfants ? Il ne faut pas attendre éternellement, l’horloge biologique tourne ! ». La jeune femme, comme toutes celles de son âge dans ce cas-là, répond par un sourire forcé. Pourtant, elle cache une blessure profonde et elle est la seule à connaitre la vraie réponse à cette question mal placée.

Chacune de ces jeunes femmes a son histoire. Il y a celle qui a fait quatre tentatives pour tomber enceinte mais elles se sont toutes soldées par des fausses couches, celle qui a un mari ayant des enfants avec une première femme alors qu’elle-même n’y arrive pas, celle qui a essayé une fécondation in vitro mais sans succès, celle qui souffre parce que son mari se sent coupable et lui mène la vie dure ou encore celle qui est entourée d’amies, de sœurs ou de cousines qui ont des enfants provenant de grossesses non désirées alors qu’elle n’arrive pas à en avoir une seule. Tous ces inconvénients les déchirent, les mortifient et les poussent à crier et à pleurer mais en silence, sans l’ombre d’un hurlement, sans une larme puisque c’est leur cœur qui pleure.

Il y a la femme de 34 ans qui a 5 enfants

« Vous avez 5 enfants ! J’espère que le cinquième est le dernier ! » En pensant que leur commentaire est drôle, ils plongent cette femme dans une profonde détresse. Au plus profond de son être, elle pleure car elle doit cacher sa joie de porter un 6ème enfant, parce qu’elle a toujours rêvé d’avoir une famille nombreuse et que les autres ne semblent pas le comprendre, parce qu’ils la traitent même d’irresponsable de fonder une si grande famille, parce qu’elle veut tout simplement qu’on la laisse en paix pour vivre son propre bonheur.

Il y a la femme de 40 ans qui a un seul enfant

« Vous avez un seul enfant ! Et vous n’en avez pas voulu d’autres ? ». Voici les questions et commentaires auxquels cette femme de 40 ans a droit au quotidien. Savent-ils qu’elle a eu du mal pour avoir cet enfant, que ce dernier demande toujours à avoir un frère ou une sœur, qu’elle est elle-même frustrée de ne pas en avoir plus, parce que son médecin lui a ôté l’espoir d’en avoir d’autres ? D’autres femmes pleurent parce qu’elles ont perdu leur homme et qu’elles n’ont plus retrouvé l’amour et n’ont pas pu fonder une nouvelle famille ou parce qu’elles ont subi une hystérectomie et qu’elles désirent un bébé au plus profond de leur être, un enfant qu’elles ne peuvent plus avoir.

Ces femmes font partie de notre entourage et n’ont nul besoin que l’on s’immisce dans leur vie et dans leur corps. Elles  sont libres d’en disposer comme elles veulent et méritent tout le respect du monde.

Bien souvent certaines personnes s’intéressent à la vie des autres parce que la leur manque cruellement d’intérêt ; mais sachez que leur réalité n’est pas la vôtre.

Alors, Mesdames, si tel est votre quotidien, prenez de la distance avec ces gens qui vous méprisent et entourez-vous de ceux qui vous valorisent.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *